jeudi 25 décembre 2008

Road trip, étape 1: Rio de Janeiro

Rio, c'est un mythe. C'est un concentré de Brésil. Rien qu'en évoquant ce nom, des mots comme des formules magiques viennent dans l'esprit: Copacabana et Ipanema, Pao de Açucar et Corcovado, Havaianas et Cidade de Deus. Hé bien, c'est tout ça Rio. C'est la mer et la montagne, les gratte-ciel et la jungle, les favelas et les quartiers chics, les filles en string et les travelots.
On a l'impression que c'est tout un tas de clichés, mais c'est bien vrai: Rio est une ville multiple, où tu croises des gens de tous les milieux, là où tu portes le regard tu vois des immeubles, la mer, des favelas qui grimpent sur les morros, la forêt tropicale, et souvent le Christ qui t'attend les bras ouverts. Et c'est pour ca que cette ville est dingue.
On a eu deux maisons à Rio grâce à notre pote français Julien (merci!!!): les premiers jours, dans une chambre de bonne au 8ème étage d'un HLM sans ascenceur, construit sur une ancienne favela, où les voitures passent nuit et jour dans un tunnel DANS l'immeuble (oui oui!!) MAIS avec une vue formidable sur le Christ et les montagnes toujours proches.
Et là, nous sommes dans une maison immense, au milieu de la forêt, au calme, maison tenue par un français et pleine de Péruviens. Et ces 2 maisons, à 10 minutes en bus de distance, en passant par ce fameux tunnel qui passe sous l'immeuble, et creuse la colline où se trouve la plus grande favela de Rio, Rocinha.
Soit dit en passant, on s'est trompés de bus la dernière fois pour aller à la plage et nous nous sommes retrouvés en train de traverser Rocinha, un peu flippés certes, le gros bordel sur les routes (toutes en pente et chargés de motos et de camions), mais ça permet de dédiaboliser la favela, qui est après tout un quartier comme les autres. Pas de bandits qui se baladent la kalachnikov au poing, pas de gosses de 8 ans qui sniffent de la colle ni de prostituées à tous les coins de rues.
On a donc passé une grosse semaine ici, et on a fait les touristes autant que les Cariocas;
On est allés du Pao de Açucar en téléphérique et vu venir un gros orage tropical qui nous a bloqués au sommet;
On est montés jusqu'au Christ à pied, dans la jungle (dur!), pour admirer le coucher de soleil au sommet;
On est montés (à pied aussi!) au quartier de Santa Teresa, où vivent les artistes, pour admirer les vieilles maisons coloniales décrépies et redécorées par les habitants;
On est allés au Jardim Botânico regarder les plantes tropicales;
On a bu des bières avec des alcooliques à Lapa, en écoutant de la samba et en regardant les vieux danser;
On a (re)bu des caipirinhas avec la jeunesse dorée de Rio;
On s'est dorés la pilule à Ipanema et Leblon en regardant passer les Cariocas en string, les métis musclés(mmm...) qui jouent au foot, les surfeurs, les petits vendeurs de tout;
On s'est baladés au bord du lac avec les familles cariocas en vélo;
On a acheté des souvenirs au marché hippie d'Ipanema qui n'a d'hippie que le nom;
On a marché dans les rues commerçantes en trouvant absurde les décorations de Noël et les vendeurs de bonnets rouges à 30°;
On a mangé de la daurade, des brochettes de poulet avec de la farofa au coin d'une rue, des pizzas italiennes, des pièces de viande énormes pour une bouchée de pain, des hamburgers, des acarajés du Nordeste, des tapiocas à la viande séchée, bu des noix de coco sur la plage;
On a passé Noël avec des Péruviens et des Français et bu du vin blanc pour fêter ça;
Et puis, plein d'autres choses encore, qui ont rendu ce séjour inoubliable, comme de voir le soir de Noel le Christ illuminé par un arc-en-ciel qui termine sa boucle dans la mer.
J'ai aimé Rio de Janeiro...

dimanche 7 décembre 2008

Préparation du voyage

Les vacances commencent, et l'envie de bouger se fait de plus en plus grande...

On a 3 mois de vacances, donc le temps ne manque pas, mais le Brésil est grand et les trajets se font souvent à coup de 24h de bus ou plus...

On a donc préparé un plan de voyage qui n'est pour l'instant pas définitif, mais pour l'instant ca donne à peu près ca:


- départ vers le 20 décembre pour Rio; Noel à Rio de Janeiro, où on resterait chez un ami français.

- escale à Itacaré, ville du bord de mer à Bahia qui a l'air fort sympathique;

- Nouvel an à Salvador de Bahia, chez notre coloc qui habite là bas;

- flou jusqu'à Recife, où Marine nous rejoint le 17 janvier (ouiiiii)

- Forum Social Mondial à Belem, aux portes de l'Amazonie (waw..), du 26janvier au 2 février;

- croisière sur l'Amazone de Belém à Manaus, d'où on rejoindrait une réserve écologique, mais ca c'est pas des vacances, ca fait partie de mon mémoire à rendre en 4ème année (hum...)

- après, ca reste indéfini. Redescendre en avion? Refaire un peu de route?

Il faut savoir qu'il y a le carnaval après, LE plus grand évènement du Brésil, dont on me parle depuis le premier jour ici. Et il s'agit de bien choisir sa ville, pas trop chère mais bonne ambiance, tout ça. A suivre.

Mais l'envie de découvrir d'autres Brésils que celui du Sud, plus blanc et industrialisé, se fait grandement sentir...

Je vous ferai partager mes voyages autant que possible, suivant les connexions et le temps accordé sur un ordinateur (soustrait des heures à la plage, donc bien peu j'imagine...)

jeudi 4 décembre 2008

Petite anecdote nocturne...

Juste un petit mot à 1h45 du matin, parce qu'il est arrivé un truc assez fou dans la maison.
On était en train de regarder tranquillement un film (C'est arrivé près de chez vous, pour se mettre dans l'ambiance), Sylvain ramenait sa copine Héloisa chez elle et ils s'attardaient au portail.
Et là, on entend un HURLEMENT comme j'en ai jamais entendu dans ma vie, horrible. Tout le monde bondit du fauteuil, se demande "c'est chez nous? c'est chez nous?", Christian chope son ordi, je prends le mien, tout le monde court dans les chambres du fond.
On ferme toutes les portes et les fenêtres. Heloisa et Sylvain rentrent en courant. Des assaltadores (cambrioleurs) avaient tenté d'entrer dans la maison alors que le portail était ouvert, Sylvain les a repoussés, ils ont fui.
La police est arrivée (vite, parfois elle n'arrive jamais -Brésil...-) on a pu respirer un peu.
Enfin, grosse frayeur, en plus là j'écris un peu sous le coup de l'émotion donc ca paraît plus gros que ca ne l'était, bref...
On était prévenus de toute façon, dans le quartier (pas mal de grosses maisons) il y avait pas mal d'histoires d'assaltos depuis peu, il fallait qu'on fasse plus gaffe quand on rentrait.
Et puis, rien de plus normal je trouve, les inégalités à Campinas sont énormes, les gens des favelas savent qu'il y a de l'argent dans le quartier. C'est l'approche de Noël, on nous balance des pubs à la télé d'objets qu'ils ne pourront jamais s'acheter même en travaillant 30 ans, on nous pousse à la consommation, ils vont chercher l'argent là où il se trouve, c'est à dire chez des gens comme nous. C'est une autre forme de loi de l'offre et de la demande.
Mais sinon, le Brésil, c'est bien!!!!

lundi 1 décembre 2008

Les délices de l'île du miel

Dernier grand weekend avant les vacances; tout les Français sont encore là; il commence à faire très chaud: alors, direction la plage, dans le Sud du Brésil, au Parana.
Mais pas n'importe quelle plage: une île, interdite aux voitures, réserve écologique et repaire de surfeurs: Ilha do Mel. Rien que la description fait envie, je sais, c'est fait exprès.
Nous arrivons donc à Paranagua, la petite ville en face de l'île, après avoir traversé une zone de Mata Atlantica (si ce dernier petit morceau de foret primaire complètement dévasté par l'homme vous intéresse, cliquez ici: http://www.ird.fr/fr/actualites/fiches/2007/fas273.pdf )
On prend le bateau, petite balade au soleil au milieu de la mangrove, des barques de pêcheurs colorées autour de nous, et là, apparaissent à la poupe du bateau... des dauphins. Plusieurs groupes, qui jouent avec les vagues... C'est magique. On reste là à les regarder, émerveillés, sans pouvoir détacher notre regard, comme on peut regarder la neige tomber.
On est arrivés au paradis, ca y'est.
On arrive sur une plage de sable blanc, l'auberge de jeunesse juste sur la plage, plein de petites maisons colorées, ca sent les vacances et les tropiques. On déjeune au bord de l'eau, et on va sur une plage du côté atlantique de l'île, avec des vagues juste assez fortes pour se faire plaisir.
Un petit vent rafraîchissant, on se laisse bronzer (cramer?) au soleil...
La plage abrite aussi des grottes "encantadas", qui abritent dit-on des sirènes. De là, une petite balade dans les collines, pleine d'animaux et de plantes exotiques, pour admirer la vue sur la mer.
Journée magique mais bien fatiguante, on va se coucher tôt, brûlés par le soleil et crevés par les vagues.
Le lendemain, plus de soleil radieux, mais petite balade bien tranquille pour aller jusqu'au fort du bout de l'ile (à 8km). Ca commence par des plages immenses avec de gros rouleaux, ca continue dans la jungle (et ses taons...), on traverse une bande sableuse de quelques centaines de mètres entre l'Atlantique et la baie, puis encore un chemin dans la forêt et on arrive au fort. Bonne petite balade, gros pique-nique, et là la pluie se met à tomber... On rentre à l'auberge complètement trempés. Mais gros churrasco le soir, avec caipirinha bien sûr, pour remonter le moral. Néanmoins, la plage sous la pluie, ca a son charme aussi...
Du coup, nos plans sont un peu tombés à l'eau (sans mauvais jeu de mots...). On décide alors de finir le weekend à Curitiba, la ville la plus proche et qui nous tentait bien aussi.
Curitiba, ville la plus européenne du Brésil et capitale écologique (réellement un modèle en matière d'écologie: http://www.inti.be/ecotopie/curitiba.html )
On quitte l'île sous la pluie, et on trouve Curitiba sous le soleil, avec une auberge de jeunesse bien sympa aussi. Alors on se balade dans les rues piétonnes, les parcs... On se croirait dans une ville d'Europe au printemps, si ce n'est les échanges de tirs qu'on entend au loin et la police qui se rapplique très vite. Hé oui, c'est ca aussi le Brésil.
On va au jardin botanique, grande serre en verre très british, qui abrite des espèces d'arbres menacées du Brésil.
Et on finit la soirée, on ne change pas les bonnes habitudes, dans un pub allemand à boire des grosses bières.
Le lendemain, re-petite balade dans les rues, un petit marché du dimanche avec plein de choses intéressantes, puis un resto du feu de Dieu, et le musée Oscar Niemeyer (l'architecte qui a réalisé -en partie- Brasilia): une grosse structure en forme d'oeil, très Big Brother, et plein plein d'oeuvres vraiment sympas, modernes mais pas abstraites, super jolies. Une expo pour aveugles (!), des maquettes d'Oscar, une tour de la photographie avec de supers jeunes artistes, l'expo des oeuvres des patients d'une psychiatre... Ca vaut le détour.
Puis nous allons voir l'opéra de Arame (si je ne me trompe pas): une grosse structure en verre, presque posée sur l'eau à côté d'une cascade, où on rêverait de voir un spectacle très aérien où ca flotte de partout.
Puis, retour à la maison.
Après réflexion, on a bien fait de ne pas rester sur l'île, parce que Paranagua est l'un des endroits qui a été le plus touché par l'inondation... Si vous vous faisiez du souci pour moi (même mon bureau des relations internaitonales m'a envoyé un mail...), sachez que Campinas est plutôt sous le soleil que les pieds dans l'eau...
Cependant, cette petite histoire d'inondation m'a montré ma carence d'information: je n'ai appris que par des Français qu'il y avait des inondations dans le pays ou je vivais!! C'est à cause de la médiocrité des infos (surtout à la télé...) que je ne prends pas le temps de m'informer. Et là, je me dis que c'est quand même bien, cette manie des Français de commenter chaque petite actualité...

jeudi 13 novembre 2008






Voilà pas mal de temps que je n'ai pas écrit... Beaucoup de travail ces dernières semaines, et mon chéri qui est arrivé, j'ai plus trop envie de traîner sur l'ordi...
Pourtant, on a fait un des meilleurs voyages depuis le début, dans l'intérieur des terres, le Minas Gerais! A Ouro Preto, plus précisément. (Or Noir, en portugais. C'est une région pleine de mines, d'or notamment, donc une histoire coloniale de fou).
Après un looooong voyage en bus (rien que le Minas Gerais est grand comme la France), nous arrivons à l'auberge de jeunesse: en haut d'une colline, elle a une superbe vue sur toute la ville, comme on peut le voir sur la photo.
La ville est une succession de rues pavées qui montent (dur) et qui descendent (tu te casses la gueule), avec uniquement des bâtiments coloniaux:donc colorés, anciens, beaux... ca change des immeubles modernes sans vie de Campinas. Avec plein d'églises aussi, avec plein d'histoires d'or, d'esclaves et de saints. La ville est assez touristique, donc on a pu s'incruster dans des visites guidées, en français, et en portugais. On s'adapte à la situation.
L'autre caractéristique du MG (Minas Gerais) est qu'on y trouve la meilleure cuisine du Brésil (dixit les Mineiros!). Il nous a donc fallu (!) gouter à tous ces plats, plein de trucs bien bourratifs en sauce cuits au feu de bois, du fromage avec (presque) du goût, des viandes de ouf et puis toujours des pizzas à tomber par terre (merci les immigrants italiens).
Ouro Preto étant une ville perdue dans la nature, on en a profité pour faire une petite excursion nature et découvertes, 1h de bus à moitié en piste, purs paysages de montagne, pour arriver à un petit village. Des jolies cascades, de la verdure, une randonnée en plein soleil (mauvaise idée, pour 3 blondes...), bien tranquille.
On a aussi visité une ancienne mine d'or (tourisme oblige), avec lac souterrain, petit train des mines (comme à Disneyland!) et tout.
Voilà notre voyage en très résumé, mais il faut savoir que c'est vraiment une ville qui vaut le détour. On y reviendra peut-être pour le carnaval, parce qu'il y a plein d'étudiants et le moyen de faire une bonne grosse fête, mais ces rues pavées abruptes et glissantes me font un peu peur, si j'imagine l'état d'ébriété avancée dans lequel sont les gens au carnaval.
Sinon, il est temps de faire un petit bilan. On m'avait dit, si tu parles rien, en 3mois tu vas te débrouiller. C'était vrai, maintenant je comprends tout ce qui est dit en cours ou dans une conversation, et je peux parler avec quelqu'un (à peu près) normalement. Je lis et j'écris bien aussi, cours oblige. Donc ca, c'est assez satisfaisant.
Je m'adapte à la chaleur, j'ai pris l'habitude de transpirer à chaque fois que je marche cinq minutes, et puis pour l'instant, il fait pas si chaud que ca (30, 35°...)
Et j'ai découvert le bon Brésil, celui qui n'est pas hypocrite et qui fait bouger tout le monde: je fais de la capoeira, et c'est vraiment, vraiment bien. Je fais mes 3 entraînements par semaine (hé oui) et je m'intègre dans ce groupe, grâce à Maître Jahça notamment, mon maitre de capoeira, un vieux singe (sage?) rasta qui est génial. Des photos vont suivre sûrement, je fais mon baptême de capoeira samedi. C'est pas des mensonges quand on te dit que la capoeira c'est pas qu'un sport, c'est une philosophie, un art de vivre, une façon de communiquer. C'est un art martial, de la danse, du théatre, du chant, de la musique, de la relaxation, tout. C'est tout bon, quoi.

dimanche 19 octobre 2008

Petit cours d'histoire: le Brésil, avant d'être colonisé par les Portugais, était habité par des populations indigènes, les Tupi-Guarani notamment. D'où l'existence de noms indiens dans la langue, très marrants pour les Européens. En voilà une petite sélection:


- Abacaxi: ananas. Ca sert pour faire des très bons jus frais, et des batidas, avec de la cachaça (désolée papa, je parle encore d'alcool...). On s'en sert aussi dans l'expression "Qué abacaxi!", qui signifie, plus ou moins, c'est quoi ce bordel.


- Berimbau: instrument qui rythme le jeu de la capoeira. Il ressemble à une canne à pêche, avec une calebasse en bas, et ça se joue avec un espèce d'arc. Il y en a 3en capoeira, et c'est le maître qui joue de la plus grosse. Il s'en sert aussi pour arrêter le jeu.


- Capivara: gros rongeurs mi-cochon, mi-hamster. Voir dans l'article à Socorro. Un des animaux les plus bizarres de la création. A ne pas confondre avec catupiry, (c'est déja arrivé...) un fromage crémeux et industriel qu'ils ont la manie de mettre partout, sur les pizzas, dans les salgados, tout ca...


- Guarana: fruit d'Amazonie. Par extension, boisson énergisante, qui a un air de famille avec le Redbull. Généralement, les refrigerantes (sodas), c'est soit du coca (mondialisation oblige), soit du guarana.


- jabuticaba: baie noire qui pousse sur le tronc de l'arbre (cf photo), qui a un gros pépin, et qui a un nom imprononçable. On en fait aussi une boisson (alcoolisée), ca devient de la pinga com jabuticaba.


- jacaré: Crocodile qui vit dans les fleuves de l'intérieur du Brésil, et avec lequel on fait des steaks. Au lieu de demander une vulgaire escalope de dinde, on peut demander un steak de jacaré, et la on a plus la classe.


- Jurupinga: vin doux, sucré, "ta pra boiolas" (c'est pour les tapettes)


- Jaguariuna, Sorocaba, Ubatuba, Indaiatuba, Mogi Mirim, Araraqua, Caiaguatatuba...: villes près d'ici, qui peuvent rivaliser avec "anticonstitutionnellement" dans le nombre de syllabes.

- Piriguete: je sais pas si c'est de l'indien, mais c'est drôle quand même. Fille qui couche avec un mec, mais à qui ça ne dérange pas de coucher avec 2, 3, voire plus... (en même temps? là j'ai pas compris...) Comme le dit la chanson (une espèce de tube commercial): "Quando ela me ve ela mexe,Piri, Pipiri, Pipiri, Piri, Piriguete !" (Quand elle me voit, elle remue, piri, piri, etc...)


mercredi 15 octobre 2008

Halo Blumenau!!

Encore un voyage le weekend dernier. Mais là, c'est spécial, on va en Allemagne.
Enfin, dans les anciennes colonies allemandes du sud du Brésil, mais on s'y croirait!
Et ceci, pour un évènement spécial: l'Oktoberfest à la sauce brésilienne!!!
Nous avons donc une bonne nuit de route à faire pour aller dans l'Etat de Santa Catarina, nous arrivons à Blumenau, au camping qui ressemble a un goulag est-allemand (mais c'est pour se mettre dans l'ambiance).
Nous visitons ensuite la ville, un mélange d'architecture stalinienne, de belles maisons coloniales et de maisons à colombages allemandes typiques. Toute la ville tourne autour de cet évènement, qui attire pas mal de monde, toutes les boutiques sont décorées aux couleurs de l'Allemagne. Ca fait un peu fêtes de Bayonne, comme ambiance, pour ceux qui connaissent ;-) ...
On s'arrête dans un bar, première bière d'une longue série, il se met à pleuvoir, et là on se croirait vraiment en Allemagne, si ce n'est l'orchestre de percus brésiliennes, et les gens qui chantent (bien) et qui dansent (encore mieux).
On va manger dans un resto de pizzas à volonté (la choucroute, pas pour tout de suite), petit before au camping, et on se dirige vers un espèce d'énorme hangar-chapiteau avec des décors de maisons allemandes en toc, on se croirait a Disneyland.
Il y a 3 scènes, des orchestres qui jouent de la musique traditionnelle, plein de stands de bière, des gens en costume traditionnel (oui oui, les grandes chaussettes, le short vert, le chapeau tyrolien, ridicule), des grandes tables en bois et plein de monde.
Pour une fois, 3 blondes ensemble (mes 2 colocs et moi), ca passe presque inaperçu, parmi tous ces descendants d'aryens...
[Beaucoup de bières plus tard...]
Nous nous réveillons (sous la pluie, toujours), et nous allons à Pomerode, ville où encore 80% de la population parle allemand!!!! Nous allons dans un restaurant allemand typique et nous goinfrons de tartes et gateaux (enfin des gens qui savent faire les desserts, ici...). On visite un peu la ville et retournons à Blumenau.
Le camping s'est transformé en grand champ de boue. Après Munich, c'est Woodstock...
On remet ca le deuxième soir, mais cette fois on connaît les chansons (à base de daï daï daï, facile)...
Puis le lendemain, nous partons à l'aube (11h30...) sous un grand soleil. Brasil is back!!
On s'arrête au bord de la mer, petit resto de poissons, nous traversons la serra du Parana (magnifique..cf les photos), nous nous perdons dans la jungle quand le soir tombe (et manquons de tomber en panne d'essence), nous arrivons dans la civilisation.... Traversée routinière d'une partie du Brésil, quoi..

jeudi 9 octobre 2008

Sao Paulo !!

Campinas, c'est bien, mais c'est un peu la campagne, et puis le weekend, c'est assez désert.
Donc, quand on a une des plus grandes mégapoles du monde, avec 20 millions d'habitants (!), a une heure de route, il faut y aller.
Nous voila donc parties (ma coloc' Pauline et moi-même, Pauline, ne pas confondre) avec notre coloc' Marilia, paulistana, chez qui on fait une escale petit déj' avant d'affronter LA GRANDE VILLE!!
Métro, direction, praça do Sé. Une des principales places de Sao Paulo, avec sa cathédrale gothique, ses prédicateurs de rue (Jésus est grand, gardez espoir mes frères...) et ses vagabonds. Malgré qu'elle soit au coeur de la ville, la place est assez calme et arborée, ce qui est assez sympa pour une première approche de la ville.
On se balade un peu autour de la place, il y a autant de gratte-ciel modernes que d'immeubles type new-york début 20ème siècle, que d'anciennes bâtisses coloniales. Ce qui fait une drole de cohabitation, qui fait un peu penser à Marseille par moments.
Là, on se perd un peu, on arrive dans des rues bondées, pleine de magasins, de vendeurs de rue, et de gens. Et là, paf, on se croirait en Inde (enfin, l'idée que je m'en fais...)
On s'éloigne donc de cette foule, on se dirige vers un bâtiment au loin qui a l'air joli... On traverse donc un parc, qui était, disons, pas très fréquentable. Là, on était vraiment perdues. On demande donc a une vieille dame ou était la station de métro la plus proche, et elle nous dit, Ne restez pas là, por amor de Deus, ne sortez pas des endroits bien fréquentés, etc. Et là, on commence à flipper. Tous les gens nous paraissaient suspects, allaient nous agresser, nous voler notre argent... On se rappelle que Sao Paulo, c'est quand même une ville dangereuse pour deux blondes qui ont l'air de touristes. En fait, finalement, tout s'est bien passé, nous déjeunons et reprenons notre route.
Nous allons au Musée de la Langue Portugaise, une ancienne gare de trains transformée en musée, une petite merveille super high-tech (écrans géants, projections sur les plafonds, bornes interactives...), qui était vraiment très intéressante. Si le portugais est déja une langue métissée: influences latines bien sur, mais aussi saxonnes, arabes (dues aux diverses invasions)... , le portugais du Brésil l'est encore plus, avec les influences africaine et indienne (j'y reviendrai :-) ), et bien sur anglaise, française (abajour, soutien...) On se fait donc chasser du musée a la fermeture sans avoir pu tout faire, tout voir. On reviendra!
On se dirige alors vers l'auberge de jeunesse, tout en rencontrant des gens qui nous aident, nous parlent... Cela m'a agréablement surprise, les grandes villes étant habituellement assez anonymes. Là, même les gens dans le métro sont sympas!!!
Là dans l'auberge, nous rencontrons des gens de partout, des Colombiens, un Français, deux Israéliens complètement dingues, un Syrien...
Nous allons manger dans un restaurant italien: il faut savoir que Sao Paulo est connu pour la qualité de ses restaurants, notamment italiens, du à l'immigration. Celui-là n'a pas dérogé à la règle...
Nous sortons ensuite avec tous les backpackers de l'auberge, dans un bar où le réceptionniste jouait.
Petit bar alternatif, musique rock old school, reggae dub brésilien, dialogues en anglais, punk germanophile paulistano et caipirinha: bienvenue dans le monde merveilleux de la mondialisation. Qui fait du bien, soit dit en passant, après 2 mois de portugais et de samba...
Nous prenons le premier métro, nous dormons (peu) et nous repartons.
On visite le quartier asiatique (très forte immigration japonaise ici, étonnament!!), avec ses arcades rouges japonisantes. On achète plein de nourriture et d'épices asiatiques. Puis on se dirige vers le quartier italien (c'est l'heure du déjeuner!), avec ses petites maisons coloniales super jolies, et son ambiance méditerranéenne. On salive devant le fromage et la pasta...
Puis, après quelques galères de téléphone (ici c'est un vrai casse-tête, avec plein d'indicatifs de rentrée, de sortie...), on se dirige vers l'avenida paulista, le "Champs d'Elysées de l'Amérique du Sud". (Si vous avez du temps à perdre, lisez l'article du Routard sur cette avenue, il vaut le détour...)
Des grands buildings, une grande avenue, des voitures, des enseignes internationales: on peut être dans n'importe quelle grande ville du monde.
Nous visitons le MASP (musée d'art de Sao Paulo), bâtisse rouge vif contemporaine, de belles toiles d'artistes européens, de belles vues du Brésil parfois.
Puis nous reprenons le métro et repartons. Sao Paulo, nous reviendrons.

Vous l'aurez compris, Sao Paulo est une ville trèèèès cosmopolite, avec des influences très diverses. Elle est internationale, mais elle reste brésilienne par bien des aspects. De toute façon, le Brésil lui-même est un énorme métissage, et je pense qu'à Sao Paulo, on peut le constater plus que partout ailleurs...

mercredi 24 septembre 2008

Vida Universitaria

Devant la demande générale, je vais parler un peu plus de ma vie à l'université, parce que c'est quand même pour ça que je suis ici, officiellement.
Donc, je passe la majorité de mes cours à l'IFCH, Institut de Philosophie etSciences Humaines. Et l'IFCH, à l'Unicamp, c'est tout un concept. C'est le prototype même de l'étudiant décalé qui échafaude des thèses sur tout, qui est végétarien et qui s'habille bizarrement. Des gros babs, quoi, en français.
La réputation des étudiants des facs est la même qu'en France, c'est marrant: lettres et arts c'est des hippies, et les ingénieurs, scientifiques, etc, c'est des geeks. Heureusement qu'il n'y a pas d'étudaints en droit sur le campus, vu la réputation qu'ils ont en France... Enfin, ça reste des clichés, tous les gens ne sont pas comme ca bien sûr.
Enfin, toujours est-il que les fêtes de l'IFCH et des Arts sont mieux, à mon sens, que celles des facs d'ingénieurs, qui sont plus des grosses beuveries où tout le monde s'embrasse dans tous les coins.
La cafét' de l'IFCH est un peu le QG de tous les gens qui veulent refaire le monde, donc c'est pas mal de boire un café là bas, toute façon tu sais que quelqu'un viendra te parler parce que tu as une tête d'étranger ("francês?? Que legaaaaaal!!!" Genre, trop bien!!!) Je suis fière d'ailleurs ici de mon statut de française, tout le monde a l'air d'adorer la France, le français (et les françaises). Tout étudiant de l'IFCH se doit de parler un minimum de français pour lire les textes qu'on leur donne en cours (en V.O, waw).
Ce qui est assez fou d'ailleurs, parce qu'ils lisent Deleuze ou Foucault comme on lit Marc Lévy, et t'en parlent, parce qu'en tant que française tu as forcément une opinion sur la question (pas vraiment...). En fait, ils t'en apprennent plus sur ta propre culture. En matière de films aussi, ils sont super calés, c'est assez impressionant.
Les cours aussi (malheureusement) sont très basés sur la culture européenne, beaucoup de thèses d'auteurs français ou allemands, ce qui fait qu'on en apprend pas beaucoup sur la culture brésilienne. Ca reste assez généraliste, je m'attendais à quelque chose d'un peu plus... brésilien. Mais cela reste très intéressant, avec plein de textes à lire, les élèves qui participent, les profs intéressés.
Sinon la fac est très vivante, avec toujours de la musique (souvent des bruits de fond de percus, les gens ne se rendent plus compte mais c'est assez dingue), des animations, des petits marchés, des gens qui font la pub pour leurs fêtes. Il y a parfois des fêtes à l'intérieur du campus et là il y a des petits vendeurs qui arrivent et vendent de la pinga com mel (alcool de canne au miel) et plein de trucs, et ca sent des odeurs de maconha, et tout le monde se parle, c'est vraiment sympa.
Au niveau des amis, on a plein de POTES, avec qui on parle, on fait des fêtes, on boit des verres et tout, mais très peu d'AMIES brésiliennes (voire, pas du tout). J'avoue, j'ai un peu de mal avec les brésiliennes. On a toujours l'impression, quand on leur parle, d'entrer en compétition avec elles, d'être jugées... Pas très agréable, quoi. Et puis la grande majorité d'entre elles ont l'air d'être super sophistiquées, du genre j'ai passé 3heures dans la salle de bains avant d'aller en cours. Mais encore une fois, elles ne sont pas toutes comme ca, c'est donc un de mes objectifs, ici au Brésil, d'avoir des amies brésiliennes!!
Voila en gros ma vie de tous les jours, je travaille quand même pas mal (lire un texte de Freud de 30 pages en portugais ca demande du temps...), mais je m'amuse beaucoup aussi!

jeudi 18 septembre 2008

Juste un petit message pour que vous m'enviez, vous français qui avancez vers l'automne avec sa grisaille, sa routine et ses embouteillages... Ici , on va vers le printemps, qui n'a aucune signification au Brésil, sinon de passer du "pas très chaud" (20°) au chaud, puis au très chaud (35, 40° en décembre, janvier, vous savez, quand il commence à geler et à neiger en France...)

En résumé, soleil tout le temps. Et ce weekend, Ilhabela: tout un concept!! Une île, des plages, des cascades dans la forêt, bref, assez proche du paradis. Imaginez: vous, le sable, la mer, des petites vagues (juste pour faire le fond sonore), de l'"agua de coco" à la main (noix de coco percée pour boire le jus à la paille), des cocotiers au dessus de la tête... Bon, j'exagère, d'accord. Le dimanche il n'a pas fait beau, une espèce de bruine à la bretonne avec du vent, qui nous a fait attendre le ferry pendant 3 heures pour rentrer... Enfin, ca fait partie du jeu!

Très beau voyage en tout cas, maintenant retour à Campinas (bien moins sexy), en attendant le prochain périple...

samedi 6 septembre 2008

Va com Deus



S'il y a plein de clichés sur les brésiliens qui se trouvent infondés, autant celui de leur ardeur religieuse est bien réel.


Même dans un univers comme l'Unicamp, qui est très "upper-class" assez riche, instruit et politisé (de gauche, entendons-nous), la religion est très présente.


Des formules comme "Va com Deus" (Va avec Dieu), à laquelle on répond "Amen", font partie des expressions courantes pour dire à bientôt...


Il n'est pas rare au resto universitaire de voir des gens qui font le bénédicité avant le repas.


Et nous avons même remarqué que sur les paquets de parmesan (entre autres!!), il y avait l'inscription "Deus é fiel" (Dieu est fidèle). Du parmesan béni??!!

(L'image, c'est un tract qu'on a reçu a la maison...)

Les églises pentecôtistes, assomptionnistes, des Saints des derniers jours, et j'en passe, sont omniprésentes dans les villes et font souvent partie des bâtiments les plus luxueux d'une ville. Elles sont d'ailleurs en général assez récentes, ce qui montre bien la recrudescence de toutes ces nouvelles églises ici au Brésil.


En parlant avec certains amis brésiliens, on peut se rendre compte que pour eux la religion est très importante et qu'on ne peut pas plaisanter avec elle. Par exemple un soir on s'était perdus avec un ami en rentrant, il me soutenait que c'était "grâce à Dieu" qu'on avait retrouvé notre chemin... Le retour s'est mal terminé, puisque je lui ai soutenu que c'était grâce à nous seulement qu'on était rentrés, que Dieu n'avait rien a voir dans tout ça...


Ne généralisons pas non plus, il n'y a pas que des dévôts par ici, beaucoup de gens anti-religieux et athées aussi...


Enfin, pour nous français laïcisés, c'est souvent assez étrange cette omniprésence de la foi dans la vie quotidienne. Mais cela fait partie intégrante de la population brésilienne et c'est intéressant à observer.

mercredi 27 août 2008

Weekends arrosés (d'eau? de bière? de piscine?)

Lassés des éreintantes semaines étudiantes à Campinas (fêtes, hamac... cours), nous nous sommes un peu éloignés de la ville ces deux derniers weekends.

Il y a deux semaines, nous (les français de la rep) avons été invités par nos voisins (la mythique republica "G8") à fêter la graduation de certains des étudiants de la maison. Au programme, piscine, bronzage, musique, des liiiiiiitres de bière, et des petits diaporamas émouvants sur la valeur de l'amitié dans la republica... Au total un petit weekend bien sympa avec plein de brésiliens, pas très reposant mais très "intégratif"!!

Puis le weekend dernier, nous avons fait un petit weekend très Nature et Découvertes (Margot si tu me lis!!) à Socorro, une ville dans l'Etat de Sao Paulo mais plus dans les terres. Un paysage magnifique: un peu comme le pays basque, genre valloné et boisé, avec rivières, vaches et tout, mais avec des arbres exotiques et des oiseaux multicolores!! Et aussi des animaux très bizarres qui vivent sur le bord des rivières, des CAPIVARAS, une sorte d'énorme hamster. Un mélange très marrant...

Malgré de NOMBREUSES péripéties (perdues, oubli des clés de voiture, crevaison, nuit dans la voiture...), mes 2 acolytes françaises et moi-même avons passé un super weekend!

Nous avons profité de notre pouvoir d'achat d'européennes ("vous, les francais, vous êtes très riches..." Consternant) pour faire plein d'activités: d'abord une balade en cheval dans la campagne, le mec était super, il nous a fait visiter une fabrique de cachaca (très bonne cachaca au miel et a la cannelle :-) ) et nous a montré sa ferme où ils cultivent plein de produits bio (un pain tomates-mozza a tomber par terre) avec sa femme. Un beau petit couple très généreux et "vrai"!!

Puis nous avons fait une balade en rafting sur le Rio do Peixe, malheureusement c'était l'hiver donc il n'y avait pas beaucoup d'eau. Ca n'a pas empêché qu'on finisse trempées et avec des biceps de nageuse est-allemande. La encore des "instrudores" supers, qui rigolent avec nous et qui nous offrent des bières et le CD des photos à la fin (je soupçonne le fait que c'est parce qu'on est 3 filles, blondes et françaises de surcroît..)

Puis après une nuit dans le camping (que nous n'avions pas trouvé la première nuit...), nous voila reparties dans l'accrobranche, avec des tyroliennes au dessus des rivières et tout... Superbe.

Donc si je devais tirer un bilan de ce premier mois passé au Brésil, il serait très positif ++: des gens géniaux, des paysages superbes (et je n'ai encore rien vu), une coloc géniale, des cours très interessants.

Que de superlatifs!!!

jeudi 14 août 2008

Rentrée des classes

Ca y'est, je suis une vraie étudiante brésilienne!
Je vais aux cours (même si je comprends la moitié de ce que dit le prof...), je mange au resto U (riz et haricots tous les jours!!! mais à un prix imbattable, moins d'1 euro) et des salgados à la cafet du coin quand j'ai cours le soir, je suis perdue dans les couloirs, je me repose dans l'herbe en écoutant les percus l'après-midi, je suis invitée aux fêtes dans les republicas, je profite des happy hours dans les bars, je vais aux cours de sport...
Tout ca, quoi!!!
J'ai pu choisir mes cours donc je me suis fait plaisir: dominante histoire et relations internationales:-) Les cours sont vraiment très, très intéressants, ca se voit qu'on est dans une fac de qualité! Tous sont très intéressés par leur matière et transmettent leur intérêt aux étudiants... ca fait plaisir!
Et j'ai aussi des cours de portugais, ce qui me permet de parler portugais avec des japonais et des congolais... C'est assez marrant!!
Après, ce qui va être moins marrant, ca sera les évaluations... vu ma faiblesse en portugais.
Enfin, on verra bien...

jeudi 7 août 2008

Voila une semaine, que je suis ici, j'ai l'impression que ca fait bien plus, tellement il y a de choses à voir, à faire, à découvrir.
J'ai commencé les cours depuis mardi, enfin plus ou moins, vu que je me perds un peu dans l'administration et les différentes salles, je ne fais pas toujours ce que j'ai envie de faire!
Le campus est énorme, toutes les matières y sont représentées, donc c'est parfois dur de s'y retrouver.Mais c'est très sympa, beaucoup d'arbres, d'étendues d'herbe, des petits théatres extérieurs où il y a parfois des concerts, etc.
Au niveau de la langue, j'ai toujours du mal à parler (je parle un mélange bizarre de francais, portugais, italien et anglais...), mais je comprends de plus en plus quand les gens parlent.. Je commence à connaitre des expressions familières, c'est pas mal.
Sinon, même si c'est l'hiver ici, il fait super chaud le jour... Je n'imagine même pas comment ca sera en été.
Pour l'instant c'est a peu près tout, j'essaierai dès que je peux de voyager dans le pays, d'abord surement visiter Sao Paulo parce que c'est "juste à côté" (2h de route!), puis Rio parce que c'est "pas très loin" (à 7, 8h!)

dimanche 3 août 2008

Un dimanche en famille

Nous sommes allés aujourd'hui (mes colocs + amis) à un churrasco, organisé par la copine d'un des francais, pour son anniversaire.
Il y avait toute sa famille, oncles, tantes, cousins, cousines... qui se sont bien sur empressés de me charrier quand ils ont su que je venais d'arriver au Brésil ("t'inquiète pas, le brésil c'est pas que la jungle avec des indiens"), me donner du vin ("parce que les francais aiment le bon vin"), etc...
On a mangé 10 000 trucs, viande, brochettes de fromage, plein de gâteaux (pas tjs d'un très bon gout, du genre... gélatineux)
Nous sommes restés la toute l'après-midi, c'est vraiment une bonne bande de potes, ils ont fait des blagues toute l'aprèm (que j'essayais plus ou moins vainement de comprendre, heureusement j'avais des traducteurs en francais). Donc maintenant, je sais que les Portugais et les Argentins sont un peu les Belges des Brésiliens! Chacun son bouc émissaire...
Donc un petit dimanche tranquille, fort sympathique!

samedi 2 août 2008

Me voilà un peu plus plongée dans la réalité de la vie brésilienne. Enfin, une certaine réalité, car il est vrai que Campinas est une ville riche, et que les gens ont un train de vie "à l'européenne", qui doit être à des années-lumière de celui des favelas ou des campagnes du Nordeste.
Ce n'est pas non plus le Brésil des clichés, du futebol, des femmes en string et du carnaval.
C'est plutôt un Brésil de la vie quotidienne que je découvre.
C'est à la fois de grands centres commerciaux où les Brésiliens friqués viennent se perdre le weekend: la dernière fois, je suis allée avec mes colocs dans le plus grand centre commercial d'Amérique latine (!), où l'on retrouve les traditionnels Zara, C&A etc. Mais c'est aussi des marchés couverts où l'on vend tout et n'importe quoi, morceaux de viande énooooormes, cachacas en tout genre, épices, salgados (snacks salés à grignoter), où l'on retrouve une part de la population plus pauvre.
C'est aussi la nourriture: on y trouve de délicieux sucos (jus de fruits) à tous les coins de rue, qui ressemblent de très loin à nos jus industriels à nous! C'est un régal.
Il y a aussi ces restaurants ao kilo, où l'on paie la nourriture au poids dans un buffet: riz, haricots, légumes, et bien sur de délicieuses pièces de viande grillées, pour trois fois rien!
Un seul bémol à ajouter à la cuisine brésilienne: c'est souvent beaucoup, beaucoup trop salé. A la limite de l'écoeurement parfois. Enfin, une question d'habitude je pense. Je m'y ferai.
Et enfin, une véritable institution au Brésil: les churrascos, ces barbecues géants bien arrosés de cachaça!! Nous en avons fait un hier avec mes colocs et leurs amis. Enormes brochettes, filet de boeuf à l'ail, pain grillé... Caipirinha traditionnelle et à la fraise (succulent!), cachacas à la cannelle, au chocolat, au sucre... Bref, que du bon!
Quant aux Brésiliens, une chose m'a étonnés: dans ce coin du Brésil ils sont très blancs! Bien sûr tous un peu métissés, mais pas de noirs comme on peut voir en France. En fait, c'est le sud qui est très "blanc" et le nord est plus "noir", plus pauvre aussi.
Ma republica est très sympa, les brésiliens et les francais se cotoient, ca parle francais, portugais ou les 2 (ca m'aide bien pour communiquer!!), ca rit, ca crie, ca vit...
Voila mes premières impressions, les cours commencent lundi, ca sera une autre paire de manches je pense!

jeudi 31 juillet 2008

Nouveau monde

Je suis arrivée au Brésil depuis maintenant quelques heures...
Tout d'abord, dur d'arriver dans un pays où on ne parle (presque) pas la langue... Comprendre et se faire comprendre, tout devient plus difficile! Mais bon, ce n'est pas du chinois non plus, ca s'apprend vite.
Donc j'ai réussi finalement à arriver à Campinas... La maison est super, c'est une grosse coloc pleine de gens, surtout francais et brésiliens. Avec une grande cour et une PISCINE!! Pour l'instant j'ai surtout parlé avec les Français, qui m'ont expliqué la coloc (republica en mode portugais), la vie là-bas, les voyages... Ca donne envie.
Elle est située dans un quartier très étudiant, que des republicas sur toute la rue, et on y navigue de soirée en soirée :-)
Pour l'instant, je n'ai pas vu grand chose du Brésil, des routes, des bâtiments à l'européenne, des industries... La seule chose qui change, c'est la terre rouge et les arbres tropicaux.
Et puis voila, il fait beau, pas trop chaud, tout se profile pas mal!!

mardi 22 juillet 2008

Pour situer un peu, Voilà où se trouve la ville.
C'est environ à 1h de Sao Paulo.
Une année universitaire au Brésil, à Campinas plus exactement, voilà ce qui m'attend à partir du 1er aout.
Dans ce blog, je mettrai le maximum de photos et d'articles, sur ma vie là bas et mes différents voyages.
Pour que vous puissiez profiter un peu, vous aussi, de l'expérience que je vais vivre!