lundi 1 décembre 2008

Les délices de l'île du miel

Dernier grand weekend avant les vacances; tout les Français sont encore là; il commence à faire très chaud: alors, direction la plage, dans le Sud du Brésil, au Parana.
Mais pas n'importe quelle plage: une île, interdite aux voitures, réserve écologique et repaire de surfeurs: Ilha do Mel. Rien que la description fait envie, je sais, c'est fait exprès.
Nous arrivons donc à Paranagua, la petite ville en face de l'île, après avoir traversé une zone de Mata Atlantica (si ce dernier petit morceau de foret primaire complètement dévasté par l'homme vous intéresse, cliquez ici: http://www.ird.fr/fr/actualites/fiches/2007/fas273.pdf )
On prend le bateau, petite balade au soleil au milieu de la mangrove, des barques de pêcheurs colorées autour de nous, et là, apparaissent à la poupe du bateau... des dauphins. Plusieurs groupes, qui jouent avec les vagues... C'est magique. On reste là à les regarder, émerveillés, sans pouvoir détacher notre regard, comme on peut regarder la neige tomber.
On est arrivés au paradis, ca y'est.
On arrive sur une plage de sable blanc, l'auberge de jeunesse juste sur la plage, plein de petites maisons colorées, ca sent les vacances et les tropiques. On déjeune au bord de l'eau, et on va sur une plage du côté atlantique de l'île, avec des vagues juste assez fortes pour se faire plaisir.
Un petit vent rafraîchissant, on se laisse bronzer (cramer?) au soleil...
La plage abrite aussi des grottes "encantadas", qui abritent dit-on des sirènes. De là, une petite balade dans les collines, pleine d'animaux et de plantes exotiques, pour admirer la vue sur la mer.
Journée magique mais bien fatiguante, on va se coucher tôt, brûlés par le soleil et crevés par les vagues.
Le lendemain, plus de soleil radieux, mais petite balade bien tranquille pour aller jusqu'au fort du bout de l'ile (à 8km). Ca commence par des plages immenses avec de gros rouleaux, ca continue dans la jungle (et ses taons...), on traverse une bande sableuse de quelques centaines de mètres entre l'Atlantique et la baie, puis encore un chemin dans la forêt et on arrive au fort. Bonne petite balade, gros pique-nique, et là la pluie se met à tomber... On rentre à l'auberge complètement trempés. Mais gros churrasco le soir, avec caipirinha bien sûr, pour remonter le moral. Néanmoins, la plage sous la pluie, ca a son charme aussi...
Du coup, nos plans sont un peu tombés à l'eau (sans mauvais jeu de mots...). On décide alors de finir le weekend à Curitiba, la ville la plus proche et qui nous tentait bien aussi.
Curitiba, ville la plus européenne du Brésil et capitale écologique (réellement un modèle en matière d'écologie: http://www.inti.be/ecotopie/curitiba.html )
On quitte l'île sous la pluie, et on trouve Curitiba sous le soleil, avec une auberge de jeunesse bien sympa aussi. Alors on se balade dans les rues piétonnes, les parcs... On se croirait dans une ville d'Europe au printemps, si ce n'est les échanges de tirs qu'on entend au loin et la police qui se rapplique très vite. Hé oui, c'est ca aussi le Brésil.
On va au jardin botanique, grande serre en verre très british, qui abrite des espèces d'arbres menacées du Brésil.
Et on finit la soirée, on ne change pas les bonnes habitudes, dans un pub allemand à boire des grosses bières.
Le lendemain, re-petite balade dans les rues, un petit marché du dimanche avec plein de choses intéressantes, puis un resto du feu de Dieu, et le musée Oscar Niemeyer (l'architecte qui a réalisé -en partie- Brasilia): une grosse structure en forme d'oeil, très Big Brother, et plein plein d'oeuvres vraiment sympas, modernes mais pas abstraites, super jolies. Une expo pour aveugles (!), des maquettes d'Oscar, une tour de la photographie avec de supers jeunes artistes, l'expo des oeuvres des patients d'une psychiatre... Ca vaut le détour.
Puis nous allons voir l'opéra de Arame (si je ne me trompe pas): une grosse structure en verre, presque posée sur l'eau à côté d'une cascade, où on rêverait de voir un spectacle très aérien où ca flotte de partout.
Puis, retour à la maison.
Après réflexion, on a bien fait de ne pas rester sur l'île, parce que Paranagua est l'un des endroits qui a été le plus touché par l'inondation... Si vous vous faisiez du souci pour moi (même mon bureau des relations internaitonales m'a envoyé un mail...), sachez que Campinas est plutôt sous le soleil que les pieds dans l'eau...
Cependant, cette petite histoire d'inondation m'a montré ma carence d'information: je n'ai appris que par des Français qu'il y avait des inondations dans le pays ou je vivais!! C'est à cause de la médiocrité des infos (surtout à la télé...) que je ne prends pas le temps de m'informer. Et là, je me dis que c'est quand même bien, cette manie des Français de commenter chaque petite actualité...

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