vendredi 20 février 2009

Etape 4 : Aracaju, Maceio et Maragogi : la route vers le paradis est semée d’embuches.

Pour rentrer de nos montagnes,la bas a Lençois, le chemin n’est pas de tout repos ; les bus sont rares, les places sont vite prises, et a part Salvador il n’ya pas vraiment d’autre destination touristique (majeure !) dans la région.
Les cafouillages ont été nombreux dans cette partie du voyage, faisant perdre temps, argent et paysages magnifiques, mais ça fait partie du voyage, tout compte fait.
Nous volià donc partis vers Aracaju, capitale du petit Sergipe, ville balnéaire banale qui ressemble tout à fait aux stations françaises de la cote atlantique ou méditerranéenne hors-saison, sauf que là au Brésil la haute saison bat son plein : pas moyen de trouver un hébergement correct. On se retrouve dans une pousada miteuse, toile d’araignée au plafond et décharge dans la cour, qu’on paye une fortune. Et nous devons rester là 2 jours, ayant pris les billets de bus à l’avance… Un mal pour un bien, la plage immense est déserte après 4heures de l’après midi, et on assiste au coucher du soleil avec notre pote suisse Aurélien rencontré la veille.
Encore un peu de plage dans cette ville brulée par le soleil, se demandant bien où sont tous ces gens des pousadas pleines. Un petit tour aussi à l’Océanorium, avec plein d’animaux de rêve et un programme de sauvetage de tortues super (sponsorisé par Petrobras, bonne conscience capitaliste ??!!). Et puis s’en vont, vers Maceio cette fois ci, avec l’envie de rejoindre les belles plages du Nord de l’Etat d’Alagoas. Vous n’avez jamais entendu parler de ces Etats, me direz-vous, moi non plus jusqu’à ce que j’y mette les pieds ; ils font partie du grand Nordeste, quelques uns des Etats les plus pauvres (et les plus beaux) du Brésil. Pas de chance encore une fois, les bus pour le littoral sont terminés pour la journée, ce qui nous bloque dans cette capitale pour une nuit. Les pousadas sont trop chères pour notre petite bourse ; on se retrouve dans un hôtel à côté de la gare routière, dans un quartier miteux comme peuvent l’être tous les quartiers de bord de gare, où se retrouvent tous les échoués. A moitié maison de passe, l’hôtel a au moins l’avantage d’être peu cher et propre (20 reais pour 2, un record rarement égalé…). On traine la soirée dans la gare routière et mangeons dans un boui-boui où les hommes dinent en compagnie de la novela la plus populaire du Brésil. Viande trop cuite, macaxeira (manioc) bouilli plein de fils, on a déjà connu meilleure gastronomie.
Parenthèse refermée, on continue notre voyage pour arriver (enfin !) à Maragogi, où l’on est récompensés de nos peines : un camping sur la plage, presque désert, à côté d’un délicieux restaurant, et la mer : couleur turquoise, transparente, calme plat, et chaude, abusément, trop pour se rafraichir. La plage est bordée de cocotiers, le sable est blanc, c’est d’une tranquillité incroyable. Heureusement qu’il y a encore des lieux comme ça, où le paradis n’a pas été rattrapé par les hôtels de luxe…
Le lendemain, nous faisons l’excursion « obligée » jusqu’aux récifs au large. Après le calme de notre petit camping, on se retrouve coincés sur un catamaran avec 98 autres brésiliens beaufs au possible. Arrivés sur place, tous les brésiliens se retrouvent au même endroit pour boire des bières et prendre des photos d’eux (les 2 sports favoris des brésiliens, avant même le foot et la samba), ce qui nous laisse les récifs à nous, et les poissons magnifiques. Dingue ce que les gens peuvent vendre en pleine mer, des baptêmes de plongée aux photos avec les poissons et aux brochettes de fromage. On retourne sans regret dans notre petit coin de paradis, à se dorer au soleil sur la plage et regardant la marée monter, s’endormant sous le ciel étoilé. « Là où tout n’est que beauté, luxe, calme et volupté. »

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