Voisine « historique » de Recife (au patrimoine de l’Unesco), Olinda semble vivre au rythme du carnaval, toute l’année. Début janvier, on y était encore loin, mais la ville entière s’y préparait déjà. Innombrables maisons à louer (une fortune) pour la période, écoles de musique répétant les rythmes de la samba, mélodies qui semblent se répercuter à l’infini sur les murs des maisons colorées (c’est beau…).
Olinda semble un peu dans une bulle colorée en dehors du temps, et lorsqu’on aperçoit au loin les gratte-ciel de Recife, on se dit, c’est vrai, on est au XXIème siècle quand même.
Olinda a ce nom parce quand les explorateurs portugais on découvert l’endroit, ils se sont exclamés : « Oh, linda ! » (Qu’elle est belle !) Et c’est vrai qu’elle est belle, cette ville avec toutes ces maisons coloniales qui tombent en ruine ou qui sont rénovées, pleines de couleurs, et ces églises comme des gâteaux à la crème.
Hébergés dans une pousada avec dortoirs collectifs, on rencontre quelques uns des voyageurs qui sillonnent le Brésil : du Minas Gerais, de Rio, d’Argentine, d’Europe et d’ailleurs, ils sont nombreux et jeunes ; on visite une partie de la ville avec eux. Le soir, c’est répétition pour le carnaval : les blocos s’entraînent à leur numéro : un groupe de jeunes filles danse la samba au son d’un orchestre de vieux bonhommes ; le public, c’est quelques touristes, et des gens de la ville, qui ne se lassent décidément jamais au fil des années de ces airs de carnaval ; ils dansent et chantent avec les blocos. Un peu plus tard dans la nuit, ce sont des papys qui jouent du chorinho et de la samba ; ils défilent dans toute la ville, avec un long cortège à leur suite. Ils s’arrêtent sur une petite place et continuent, de moins en moins nombreux, jusqu’à la fin de la nuit. Nous nous joignons à eux et dansons, jusqu’à ce que la fête se termine complètement. Caipirinha, cerveja et dodo.
On part à la plage le lendemain avec nos compagnons de dortoir, un peu plus loin qu’Olinda à l’embouchure d’un fleuve ; une plage sans grand intérêt, mais peut-être pensions nous encore à la beauté des plages de Maragogi.
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