J'ai profité d'un festival de cirque (où la France était invitée pour l'année de la France au Brésil, je devais y aller!!!) pour visiter Belo Horizonte, capitale du Minas Gerais.
Tous les habitants du Minas que je connais sont géniaux: ils sont ouverts d'esprit, voyageurs, accueillants, (beaux)... Donc je voulais voir tout ça d'un peu plus près.
Nous avions rencontré deux personnes de BH à Olinda, Raoni et Lucas, et on en avait gardé un très bon souvenir. Du coup, hop, 8h de bus et je me retrouve chez Raoni qui m'ouvre en grand ses portes, et me serre dans ses bras comme si on était des vieux amis d'enfance qui se retrouvent. C'est ça, le Brésil...
Je visite un peu la ville, pas très jolie mais super agréable, avec un grand parc au milieu de la ville plein d'arbres tropicaux et de beaux bâtiments coloniaux. Des belles petites places où il fait bon traîner. Ville de province, où la violence de Rio et São Paulo n'arrive (presque) pas. Ville super culturelle aussi, avec plein d'expos, de festivals, de musées... J'en visite un dans l'ancienne gare, super bien foutu, racontant l'histoire des métiers du Brésil. Muito bom.
Puis je traîne un peu au festival de cirque: chapiteau jaune et rouge, jeunes alternatifs musclés, le cirque se ressemble dans tous les pays. Une grande famille... J'assiste a une conférence, puis Raoni, Lucas et toute leur galera (leur bande de potes) me rejoignent pour le spectacle. Beau mélange d'artistes français et brésiliens... Puis on se dirige dans un boteco pour boire moultes bières et manger. Conversations footballistiques: et toi Paoliné, tu es pour qui a Belo Horizonte? Du coup, les 2 camps (Cruzeiro vs Atlético) s'arrêtent de parler et te regardent, quoi que tu dises, tu auras la moitié de la table contre toi. Dans ces cas là, il vaut mieux choisir la neutralité... Puis arrive une assiette de torresmo ("-du quoi? - mmm... comment t'expliquer le torresmo... Bon, c'est du ventre de porc, fumé et frit. -Ah, ok... glups.) Puis fin de soirée dans un bar, où les colocs de Raoni jouent, entre autres, de la samba. Le groupe est bon, les potes sont sympas, la bière coule a flots... Que du bon!
Le lendemain, on remet ça! Anniversaire d'un copain de Raoni l'après-midi, bar, bière, viande grasse et samba. Mais on s'en lasse pas... Je retrouve une amie argentine qui était aussi à Olinda et qui a fini par habiter à BH. Puis direction une festa juninha organisée par une école, où était une pote de toute la bande, ambiance kermesse de fin d'année. Les festas juninhas ici, c'est tout un concept. Littéralement, c'est les fêtes de juin, pour commémorer les saints de ce mois, St Antoine, St Jean... A la base, c'est un truc de caipiras, de paysans. Et ca a été repris par tous les brésiliens (et les magasins qui en profitent), parce que c'est drôle et que c'est une occasion de plus de faire la fête. On se "déguise" en paysan, avec tresses/chapeau et chemises à carreaux, on fait des danses traditionnelles, organise des faux mariages, on saute par dessus le feu, on mange du maïs, et comme il fait "froid" on boit du vin chaud et une sorte de grog avec de la cachaça. On a du faire au moins 5 festas juninhas différentes, c'est vraiment marrant.
Mais revenons à notre Minas Gerais. Le lendemain dimanche, promenade de santé sur la serra qui surplombe la ville. On a toute la vue sur la ville qui s'étend sur la plaine. "Petite" ville de 2,5 millions d'habitants, c'est impressionant... Et de l'autre versant, des exploitations de fer et autres, qui déchirent la montagne. Minas Gerais signifie Mines Générales, et c'est a ce moment là que tu comprends l'importance des gisements pour la région.
Enfin, ce pour quoi j'étais là en théorie, le festival de cirque, programmait pas mal de spectacles le dimanche. Je comptais y passer l'après-midi. Mais toutes les places sont épuisées, malgré le match du Brésil. Je me retrouve donc à regarder ce fameux match (re-bière bien sûr) avec Raoni et ses colocs, et les fameux "gooooooooooooooooooooooooool do Brasiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiil" du présentateur. toujours un grand moment de vie...
Voila, un bon week-end 100% do Brasil, ça fait toujours du bien de sortir de la bulle fermée de l'UNICAMP et ses gosses de riches, et retrouver le vrai, le bon Brésil...
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