Une semaine à Salvador, c’est la meilleure occasion de dire adieu au Brésil. Certes, c’est encore plus dur de partir par la suite, mais c’est comme un pur concentré du Brésil, qui, même après être parti, laisse encore pendant longtemps son goût et son odeur.
Salvador, c’est le Brésil comme on se l’imagine, en mieux parce qu’on y est : ce sont les plus belles plages du monde, la meilleure musique à base de percussions africaines, berimbaus et voix suaves, et hommes et femmes métissés, plus clairs ou plus foncés mais toujours beaux, et qui dansent d’une façon… inimaginable. Ce sont bien sûr de gros clichés, mais ils sont tellement vrais…
Tout le monde, enfin tous les étrangers de l’UNICAMP, s’était sans le savoir donné rendez-vous à Salvador : j’y allais avec mes 2 françaises, Andrés et Martin 2 potes argentins y allaient aussi avec Ben l’Américain, plus une argentine, un colombien et quelques japonaises… Et pour finir, nous rencontrerons 2 Italiennes là-bas que Martin connaissait. Ca fait du beau monde, et si on y rajoute les nombreux Brésiliens et autres (le Minas Gerais était encore présent !) rencontrés, ça fait un terrible voyage.
Et c’était bien différent de notre premier voyage à Salvador qui était très familial : ça nous a permis de vivre au rythme brésilien, là, on a pu gouter aux nuits de Salvador qui sont aussi chaudes que ses jours… De la très bonne samba, du reggae, des groupes de percussions, du pagode et autres musiques populaires brésiliennes où les filles se trémoussent, toujours de la bière ou de la caipirinha pour tenir jusqu’au petit matin. Et c’est toujours dans un cadre idyllique, sur la plage ou avec une vue superbe sur la mer, au Pelourinho, la cité historique avec ses petites rues pavées, on admire autant le paysage que les danseurs…
De jour, beaucoup de plages (siestes sur la plage pour récupérer bien entendu), un peu de tourisme culturel, derniers achats avant de partir, beaucoup, beaucoup de rencontres… Une petite escapade sur une île, Morro de São Paulo, à une centaine de km de Salvador. Un peu trop touristique à mon goût, mais encore de superbes plages, une eau transparente avec plein de vie (poissons, crabes…) et un petit village bien sympathique.
Bien sûr, il y a toujours beaucoup de pauvreté, et ils profitent du touriste pour se faire un peu d’argent (nada mais justo comme diraient les brésiliens, rien de plus normal de demander un peu d’argent à ces gringos bien gras…), mais un donne une petite pièce à l’un, on achète un paquet de biscuits à l’autre et on blague avec un autre parce qu’on ne peut pas donner à tout le monde… Ca peut paraître oppressant pour certaines personnes, mais je trouve ça normal que tous ces gens essaient de survivre, d’une manière plus ou moins légale…
C’est donc tout ça Salvador, je quitte le Brésil après un an (moins 15 jours !) de vie là-bas, je pars le cœur serré, quelques larmes pour ce beau pays qui est devenu un peu aussi le mien, mais je reviendrai…
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