mercredi 11 juin 2014

Pelô, boulot, forro

Je suis très contente de mon titre, je tiens a le souligner.
Pour les non initiés:
pelô = pelourinho, la vieille ville de Salvador, là ou je me trouve en ce moment. Donc non maman, je ne suis pas au bord de la mer mais dans un endroit qui ressemble au Vieux Nice selon ma copine Lisa. Ce qui nest pas faux, mais avec encore plus de cafards et plus de Noirs (fort heureusement -pour les noirs).
Forro = une danse brésilienne qui se danse à 2, collés, avec de la musique un peu style bal musette. J adore, Romain déteste, hihihi.
Et boulot, eh ben c est boulot quoi. On a plusieurs taches, ce qui permet de varier les plaisirs, ce qui est plutôt cool. On fait des "shifts" à la reception l apres midi ou la nuit, on fait (enfin, je fais, apparemment c est un truc de gonzesse) le ménage, et on sert au bar de l hostel. Là, par exemple, je suis au shift de nuit, du coup je dois attendre que tout le monde rentre pour pouvoir pioncer. Generalement, c est pas avant 2-3h du mat. Hier, j etais au bar, et c etait un peu mon baptême du feu puisque le mardi soir ici c est la plus grosse nuit (va savoir pourquoi, ma boss pense que c est parce qu ils bossent tellement pas beaucoup qu ils peuvent se permettre de se mettre une cuite en pleine semaine...). Il y a un gros concert juste a coté et a la fin du concert tout le monde se rue dans le bar et te demande des bieres ou de la caipirinha. Et la caipi, c est long à faire, tu dois casser des glaçons et ça fait mal a la main. Mais du coup, attendez vous à ce que quand je reviens (si je reviens, héhé) je sois une pro de la caipi  :D
Bref, du coup c est assez chouette et en plus on est trop les chouchous parce qu on bosse trop bien. Romain est bien utile en tant que Cool Tools, ce qui consiste à reparer des trucs avec des bouts de ficelle et de la colle. Jusqu a il y a quelques jours on avait une bonne équipe de volontaires, principalement américains, mais vraiment sympas. On faisait pas mal de trucs, plages, diners, sorties, ensemble. A present une partie d entre eux est partie, et avec la Coupe du monde qui arrive ca rend les choses un peu busy. Mais bon, ca va ca vient, c est le principe de l hostel. On a aussi une femme de ménage qui est le cliché de la bahianaise au boulot: elle ne fait rien. Elle passe son temps sur Facebook ou au téléphone, et elle s active un peu quand la boss est dans le coin. Du coup, elle fait un boulot que tu peux faire en 3 heures, en 7 heures. Mais faut pas trop en faire, ici.
Les gens qu on accueille sont essentiellement des étrangers. Ils sont dans l ensemble assez cool, comme tous les backpackers. Mais ils ont une vision assez 'mercantile' du voyage: ils veulent 'faire' un pays un peu, j ai l impression, pour pouvoir le cocher sur une liste ou pour pouvoir dire a leurs copains: 'j ai fait le Brésil'. Mais la majorité ne prennent pas le temps d apprehender vraiment le pays dans lequel ils sont, et certains ne semblent meme pas en avoir envie, et sont très bien dans leur hostel de gringos. C est mon moment snob du blog, mais parfois je me dis, c est vraiment dommage s ils savaient tout ce qu ils ratent en restant regarder un film ricain devant la télé de l hostel plutôt que de sortir et de faire la fête avec les gens...
MAS ENFIM, comme on dit ici, c est pas mes oignons. Mais bon, la fête, c est quand même assez facile a faire ici, meme quand t as pas de thunes et que tu parles pas la langue. Il faut juste sortir dans la rue, rien dans les poches, et aller dans un des nombreux largos (places) du Pelourinho qui jouent de la musique live, gratuite, presque tous les soirs. C est ce qu on fait relativement assez souvent. Ou on (enfin, je) danse la samba dans des bars.
Le reste du temps, ça varie pas trop: c est (tous en choeur): PLAGE et, et quoi? CAPOEIRA! Oui, vous commencez a connaitre ma vie ici.
On s entraine avec une autre pointure de la capoeira angola qui est Mestre Valmir, qui nous fait bien transpirer. Il est vraiment bon et nous répète tous les jours que la capoeira, c est l attitude, et qu il faut sourire et etre detendu quand tu joues. Lui, il a toujours un gros smile quand il joue, ce qui est vraiment classe. Par contre  malheureusement ses eleves doivent pas très bien comprendre le message puisque certains d entre eux, les etrangers surtout, sont un peu des machines de guerre et qu ils jouent de la capoeira comme s ils repondaient a un problème de maths: scientifiquement. Or la capoeira ce n est pas ça, et il faut en jouer avec son coeur. C est beau hein?
Sur ce, je vous laisse sur ces divagations capoeiristiques.

La prochaine fois, je vous raconterai la Coupe du Monde. Ca risque d etre dingue.

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