mardi 30 septembre 2014

Adeus, povo bom

Alors voilà,  j aimerais faire une spéciale dédicace pour ce dernier article: à Mathieu, hôte qui ne lira probablement jamais ce blog mais a qui je dois des heures délicieuses avec la lecture des oeuvres complètes de Nicolas Bouvier, pavé qu il m a laissé pour alléger son sac. Qu il soit béni, j ai tellement apprécié ce lire les récits de cet écrivain - voyageur qui a le sens du mot... parfois je levais la tête du bouquin et je me disais ha, c est trop beau, j aimerais savoir écrire comme lui..,
Enfin bref, je voulais parler non pas de mon sujet de prédilection, les brésiliens,  pour mon dernier article, mais plutôt des voyageurs.
J en ai vu passer un paquet et c est plutôt classe. Je ne parle pas des touristes mais réellement des voyageurs, ceux qui ne "font" pas un pays mais qui le vivent. Et qui ont chopé le virus et qui ne savent pas quand ils vont rentrer ni où ils vont poser leurs valises. Et qui savent plus ou moins d ou ils viennent mais finalement ca n a pas plus d importance, ce qui est important c est ou ils sont, et ce qu ils vivent. Ceux la sont beaux et, s ils ne sont pas trop blasés,  sont des gens super. Je les admire pas mal, enfin oui et non: j aurais aimé faire le tour du monde et découvrir plein de choses, et plein de gens, et faire comme dans la pub du loto, faire tourner la mappemonde pour connaitre notre prichaine destination. Mais le Brésil, enfin la Bahia, m a pris entre ses griffes et jusqu'à présent, si j ai l occasion de partir quelque part, c est ici. Disons que j ai trouvé ma 2eme patrie. J avais fait ce 2eme voyage comme une sorte de vaccin en me disant c est bon, tu auras ta dose et tu ne voudras plus y retourner, tu parles, ca ne marche pas aussi facilement que ca, cocotte. Enfin, pour l instant tu vas gentiment retourner en France.
Et puis aussi une spéciale dédicace à nous, bande de jeunes: c est pas pour rien qu on dit auberge de jeunesse: on voit passer en effet la jeunesse du monde entier et moi je vous dis qu elle est belle. Elle est belle parce qu elle est comme le Brésil,  métissée. J ai vu des anglais philippins, des new yorkais indiens, des français turcs, des israéliens japonais, des allemands portugais. Et sans parler de tous les afro - américains, des africains tout court, des antillais, des blacks européens qui sont ici, a Salvador, retrouver leurs "cousins" issus de la même terre et qui leur ressemblent, et un peu de leur histoire commune. Ici, ils ne sont pas noirs, ou chinetoques, ou pakis, ils sont en dehors de leur pays et ils le représentent dans toute sa diversité, et se disent donc avant tout originaires du pays où ils ont grandi. Et tout le monde est bien dans sa peau, et on est bien loin de l odeur nauséabonde des marécages bleu Marine français...  Et oui, n en déplaise à certains, c est dans cette jeunesse là que se trouve l avenir et les solutions pour demain. Ils sont dynamiques, ces bandes de jeunes, et leur histoire, leurs métissages,  leur ouverture sur le monde grace a leurs voyages, va leur faire ouvrir les yeux et on ne pourra plus revenir en arrière.  Je suis peut être optimiste et il le faut, mais c est grâce a cette jeunesse que les conflits mondiaux seront peut être du passé.
En tout cas, quoi  qu il en soit, même si ça ne va pas régler tous les problèmes, voyagez, mélangez vous, n ayez pas peur de l autre, bande de jeunes, vous n en serez que plus riches!

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