En effet je suis en partance imminente -enfin, façon de parler- pour ce cher pays.
Pour fêter ça, une petite samba de ce BG de Chico Buarque, Samba de Orly:
Pour la petite histoire, Chico écrit cette chanson alors qu'il est en exil en Europe pendant la dictature militaire. Il ne peut pas retourner dans son pays et a donc une méga saudades de son pays, ce qui lui fait écrire de belles chansons comme celle-ci.
Moi, la saudade ne m'a pas fait écrire de belles chansons, et je n'étais pas en exil, mais je quitte quand même un paquet de choses chouettes ici pour me lancer à l'aventure là bas.
Pourquoi, me direz-vous? "Mais qu'est ce qu'il y a de mieux dans ce pays?" comme dirait mon papi?
Tout d'abord c'est parce que je n'allais quand même pas passer ma vie à travailler. Chers collègues, je vous adore, mais à 25 ans, on n'imagine pas faire carrière à la Mairie de Lille. On a qu'à dire que je prends maintenant la retraite que je n'aurai pas à 70 ans?
D'autre part c'est un peu frustrant que voir son père, ses 2 soeurs, son beau-frère, et j'en passe, à l'autre bout du monde alors que nous on est dans la grisaille lilloise.
C'est en plus le moment idéal pour partir là bas, sachant que la moitié des sus-nommés y sont (on a donné envie aux petits d'y aller, et ils n'ont pas l'air de regretter leur décision!), que ce sera la Coupe du monde en juin, que la croissance y est -relativement- bonne et l'optimisme bien meilleur, et que je n'ai pas d'enfants, de crédit, de pavillon en banlieue ni de labrador qui me retiennent ici.
Enfin, parce qu'au Brésil c'est les racines de la capoeira, c'est la chaleur et le soleil (après 3 ans d'hiver j'ai le droit!), c'est la musique, enfin je ne vais pas vous enfiler la liste des clichés et vérités de ce pays.
Autre question? "Mais qu'est ce que tu vas faire là bas?" Sous-entendu: tu n'as pas de travail? pas de CDI? Pas de salaire d'expat? Ben non.
Je vais voyager, apprendre, rencontrer des gens, travailler -avec mes mains. J'estime que mon programme est déjà bien assez chargé: mon agenda est déjà rempli jusque fin mars!
Pour ce qui est du travail "avec la tête", je suis également volontaire pour l'International Urban Food Network, ce qui veut dit que je recense les initiatives en agriculture urbaine et "systèmes agro-alimentaires durables" pour le Brésil. C'est vraiment une super thématique, passionnante et pleine d'avenir. Pour ceux qui veulent en savoir plus, c'est ici.
Pour ceux qui me l'ont demandé: voici mes étapes, les lieux et les liens pour que vous ayiez une petite idée de mon parcours.
- J'arrive à Rio, je reste quelques jours voir Lau-lau;
- Je monte dans la Bahia, 1ère étape: l'île d'Itaparica pour retrouver mon groupe de capoeira, les Angoleiros do Mar. Au programme, entraînements, musique, et bains dans la mer :)
- Je redescends un peu, à Valença, chez Mestre Cobra Mansa, dans son Quilombo où il allie: la permaculture (agro-écologie), et la capoeira angola = que du bon. Au programme, capoeira, travail dans la ferme, éco-construction et baignades dans la rivière :). Plus d'infos: http://www.kilombotenonde.com/
- Je redescends à Rio pour le carnaval! Au programme: ben, carnaval. :D
- Et je remonte dans le petit Etat de l'Espirito Santo faire un peu de Wwoofing dans une ferme de djeun's. Le principe du wwoofing, c'est que tu es logé, nourri, dans une ferme bio, et en échange tu travailles quelques heures par jour pour la communauté.
Cliquez ici pour le lien (la mienne, c'est BRA 255, à Patrimonio da Penha)
Et ensuite, advienne que pourra! J'aimerais continuer un peu le woofing, essayer de travailler un peu, continuer la capoeira, revoir les copains... plein de choses, quoi!
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